Les Sœurs Missionnaires Servantes des Pauvres ...

Publié le 05/11/2018
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Les Sœurs Missionnaires Servantes des Pauvres ... en mission Au mois de juillet, les températures à Cusco sont tombées en dessous de 0° C et il n'y avait aucun moyen de se réchauffer car les maisons n’ont pas de chauffage. Pour notre maison "Sainte Thérèse", nous avons acheté quelques chauffages électriques pour nos enfants les plus petits et pour nos enfants malades, nous les avons bien couvert et alimenté. Malgré cela, presque personne n’a échappé à la grippe qui se manifestait par de la fièvre et des maux d’estomac ; tout cela a augmenté notre travail qui a dépassé les murs de notre maison car nous nous sommes préoccupés pour les gens de nos missions,  qui vivent dans les hauteurs où le froid est encore plus intense. Nous imaginions déjà les enfants la nuit tremblants de froid ou traversant les collines gelées pieds nus, comme toujours avec leurs "ojotas" (sandales en caoutchouc).
 
Nous avons décidé de rassembler toutes les couvertures en laine et les vêtements qui nous étaient arrivés au cours des derniers mois. Nous avons préparé du pain sucré et avec trois sœurs nous sommes allées dans les villages les plus froids de Cusco, à Qellococha et Huarqui (lieu de nos missions), situés à 4 000 mètres d'altitude. Auparavant, nous appelions le catéchiste, pour qu’il rassemble les gens. Au martin la journée était ensoleillée, comme toujours au mois de juillet, mais plus on s’approchait de notre destination, plus le ciel était nuageux, jusqu’à ce qu’il commence à pleuvoir ; en peu de temps notre voiture commença à patiner dans la boue et à glisser vers le bord de l’étroite route. Nous sommes sortis de la voiture mais nous n’arrivions pas à avancer car le sol était très argileux. Nous avons alors commencé à ramasser des cailloux et du gravier pour le jeter sous les pneus et permettre de sortir de cette section dangereuse. Dieu merci, deux habitants de la localité sont venus nous aider et grâce à leur collaboration on a réussi à sortir du danger. Mais on n’abandonna l’idée de nous rapprocher du village. On envoya quelqu’un chercher les gens du village et bientôt on vit la colline se colorier avec la couleur des vêtements que portaient les villageois qui venaient à nous. Tous les adultes et les enfants reçurent des vêtements et des couvertures et ensemble on manga du pain qui jamais ne nous avait paru aussi bon. La joie de remettre tout ce que l’on avait préparé nous fit oublier le mauvais moment que l’on avait passé. Là-bas, au carrefour des chemins, avec un vent glacial, nous avons prié ensemble.
On rentra chez nous par un autre chemin, plus long, mais plus sûr, en priant le Saint Rosaire et en pensant à tous ces gens des différents villages demandant au Seigneur de nombreuses et saintes vocations missionnaires, afin que tous puissent connaître l'amour de Dieu, qui veut se manifester de différentes manières, comme nous l’a montré l’expérience d'aujourd'hui. En entrant dans notre maison, nous avons traversé la maison en silence, car il était tard et que tous nos enfants dormaient déjà paisiblement dans leurs berceaux bien chauds, et notre pensée revint un instant sur les enfants de Qellococha et de Huarqui, qui maintenant dans leurs maisons étaient un peu plus au chaud grâce aux couvertures que nous leur avions données. Puis nous sommes allés à la chapelle un bon moment pour remercier le Seigneur pour cette journée.